The Districts

Produit sur l’imposant label « Fat Possum » (qui produit surtout du blues) voici une belle découverte avec le groupe « The Districts ».
Un album cinq titres et une popularité en premier lieu virtuelle, ce quatuor de jeunes américains (20 ans en moyenne) propose des rock-songs exaltées et séduisantes.
Vogant entre américana assumé, guitare grunge, et des textes volontairement romantiques, on est surpris par l’étonnante mâturité qui s’en dégage. Beau coup d’essai pour ce groupe à suivre !

Thomas Schoeffler Jr « Daddy’s not going home »

Ce one man band strasbourgeois clairement influencé par la country de Johnny Cash ou le folk de Bob Dylan, s’est inventé un blues rocailleux, urbain et détonnant !
Tantôt électrique, tantôt acoustique, écouter Thomas Schoeffler Jr c’est avant tout un voyage vers les racines historiques de cette musique exécuté avec brio ! On en oublierai presque qu’il est seul…

Curtis Harding « Soul power »

Entre soul et rock’n’roll, voici un premier opus qui s’approche du coup de maître. Digne héritier de James Brown et Sam Cooke .

Sa soul rétro est plus frénétique qu’extatique, montée sur un rythme bouillonnant et traversée de gimmicks aussi simples que jouissifs !

Julia Holter « have you wilderness »

Julia Holter est l’auteur de trois album fascinants.. Pièces musicales à part entière, une pop mutante, sublimée par une voix haut perchée, rappelant la beauté du timbre de Kate bush ou les étrangetés mélodiques de Laurie Anderson.
Après avoir étudié à la CalArts aux côtés d’ Ariel Pink et Nite Jewel, elle fait ses premières armes musicales autour du field recording et mixtape en tout genre.
Elle compose une musique aux reflets DIY dont les mélodies éthérées révèlent néanmoins une éducation classique. Aux commandes d’un projet qui mêle vidéo, musique, et littérature, férue de philosophie grecque ancienne, ou du cinéma d’Alain Resnais, la musique de Julia Holter nous plonge dans une atmosphère poétique unique, un voyage des sens qu’elle s’amuse à troubler, brouillant les repères de ses auditeurs.

Nathaniel Rateliff & the Night Sweats

Osant une country-soul enlevée, Nathaniel Rateliff se classe directement dans le clan des bons albums qui font du « neuf avec du vieux ».
On parle ici de soul à la James Brown, de chansons enjouées à siffloter sur les « docks of the bay » ou de gospels enivrants façon « O Brother ».
Le tout fonctionne très bien, point de « copie de », juste de l’inspiration assumée pour le plus grand plaisir de nos oreilles.