Calypso Rose

Le soleil est arrivé, enfin…pour l’accompagner, rien de tel qu’un album de calypso par la reine du genre, j’ai nommé « Calypso Rose ». Cette grande artiste caribéenne bénéficie du concours de Manu Chao à la production pour son dernier album « Far from home ». Avec ses 77 printemps elle nous balade, elle est sa pêche d’enfer, entre rythmes chaloupés, chansons colorées, au texte parfois grave. En effet, derrière les cuivres entrainants se cachent des thématiques sur la condition de la femme caribéenne, entre pauvreté et envie d’exister…
Artiste à découvrir ou redécouvrir !

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Holden « Chevrotine »

Holden fait partie de cette multitude de groupe talentueux au succès confidentiel.
Pourtant du succès, Holden en mériterait.
Fondé en Irlande, le duo est composé du guitariste Mocke et de la chanteuse Armelle Pioline. L’album « chevrotine » fut enregistré en 2006 à Santagio du Chili et connu son petit moment de gloire avec l’éclairage du magazine les Inrockuptibles toujours à l’affut pour dénicher des talents.
Pop scintillante ou fantômatique, on se balade entre joie et spleen dans l’univers hors norme de ce groupe inventif et sincère.

Yelli Yelli « Terre de mon poème »

Derrière « Yelli Yelli » la fillette en kabyle, se cache Emilie Hanak, jeune musicienne française, qui a décidé de renouer avec ses racines. Jadis oubliées, voires refoulées dans sa jeunesse dans un désir constant d’intégration, la jeune femme a choisit aujourd’hui d’affirmer ses appartenances  et propose un album pop folk blues, orné de musique orientale, où les titres tissent peu à peu un chemin généalogique. Le résultat est brut et fragile, dans l’émotion de cette voix chantée en kabyle avec « un fort accent, comme mon grand père qui parlait français » évoque alors la jeune femme.

A l’écoute, le titre « Yemma »

Brav « sous France »

Brav est un rappeur Havrais d’une trentaine d’année. Le look hipster, volontairement adopté pour brouiller les pistes, il joue et déjoue les codes du hip-hop. Il n’hésite pas une seconde à mélanger sonorités pop-rock à son flow rappé-chanté, quitte à être considéré comme un « OSNI » dans le paysage musical français.
Qu’importe, Brav est là, il s’assume et ça se voit. Les textes sont bruts,  intimes et forcément engagés.  Une formation d’infographiste, une passion évidente pour la vidéo et le cinéma, ses clips sont truffés de références cinématographiques (Hello David Fincher ?)
Brav est un rappeur qui s’écoute et se regarde.
A suivre le titre « L’Arche », à écouter les titres « I hate love », « Brav against the machine » et…un nouvel opus « Error 404 »  🙂

Odezenne

Odezenne, voici un groupe qui ne peut laisser indifférent.
Que l’on aime ou pas, les bordelais ont le mérite d’attirer toute notre attention. Ce collectif formé autour de Alix, Jacques et Mattia, des amis d’enfance,a sorti trois albums, un Ep et produit une douzaine de clips, déjà bien connus sur Youtube.
On est fasciné par ce jongleur de mot, le langage est cru et étrangement poétique…Odezenne nous emmène dans son western urbain, on traîne nos baskets usées par le bitume sur des beats électro et un flow acerbe, puissant. Ambiance hot et vapeurs d’alcool, Odezenne, renouveau du rap ?

Le cas « Sia »

Parmi les artistes que l’on a apprécié et qui maintenant nous laisse très perplexe je vous présente Sia !
Bien sûr, depuis ces 2 dernières années tout le monde a déjà entendu parlé de cette artiste avec sa collaboration avec David Guetta (???) et le public ne peux plus ignorer des titres comme « Chandelier » ou…bien d’autres collab’ (désolée je ne veux peux plus les citer ^^ )

Moi je ne connais pas cette Sia, la chanteuse qui a cédé au sirène du showbiz. Non, je préfère me souvenir de cette artiste à l’univers enfantin et légèrement dingue, et de cette voix exceptionnelle sur des albums comme « somme people have reals problems » ou « colour the small one ». Je préfère me souvenir de ce concert intimiste à l’Aeronef de lille où elle débarqua, avec sa dinguerie habituelle, en tenue improbable confectionnée de morceaux de plastiques, de bric à brac récupérés dans un chantier de BTP, celle qui montrait son visage et partageait avec son public.

Ma Sia à moi c’est définitivement celle là :

Vandaveer « Divid & conquer »

Gros coup de coeur pour ce duo frère-soeur originaire de Washington DC, qui officie dans un folk sans aucun complexe.
Reprenant à la fois des classiques de la folk music, comme leurs propres compositions, on se laisse porter par la voix à la Bob Dylan de Mark et celle, douce et cristalline mais non moins puissante de Rose.
Vus en concert lors d’un de leur (trop) rare passage en France, je ne peux que conseiller Vandaveer sur scène. Un cadre intimiste, une guitare et deux voix, pour un beau moment d’émotion…

Sylvain Esso « Se »

Dès le premier titre Sylvain Esso plante le décor : une pop électro légère, virevoltante et tribale.
Portée par la voix douce et sensuelle de la chanteuse d’Amélia Meath, ses chansons mettent en scène des doublages de voix comme une joyeuse bagarre entre le chant et le synthé, rappelant « Camille » à des débuts ou encore « Au Revoir Simone »

The Acid « Liminal »

A suivre, ce groupe apparût discrètement dans une permier temps sur la plateforme Souncloud.La voix plutôt robotique est celle de l’australien « RyX ».
Il est accompagné de Steve Nalepa et d’Adam Freeland. Le premier a travaillée sur les derniers albums de Drake et The Weekend, tandis que le second ne cache pas son attirance pour le breakbeat.
Une bonne recette pour créer l’alchimie qui suit, une électro planante teintée de nu-soul, beats slow house…

Tv on the radio « seeds »

TVOTR signe un album renaissance après la perte tragique d’un des membres du groupe en 2011. Plus pop que jamais, « Seeds » propose des titres plus dépouillés et spontanés.
Fini les expérimentations sonores, le groupe donne l’impression d’en avoir fait le tour dans ses précédents albums. Cet album est donc certes, plus consensuel, mais il semble vouloir inscrire les TVOTR dans la lignée des groupes à connaître !