Le cas « Sia »

Parmi les artistes que l’on a apprécié et qui maintenant nous laisse très perplexe je vous présente Sia !
Bien sûr, depuis ces 2 dernières années tout le monde a déjà entendu parlé de cette artiste avec sa collaboration avec David Guetta (???) et le public ne peux plus ignorer des titres comme « Chandelier » ou…bien d’autres collab’ (désolée je ne veux peux plus les citer ^^ )

Moi je ne connais pas cette Sia, la chanteuse qui a cédé au sirène du showbiz. Non, je préfère me souvenir de cette artiste à l’univers enfantin et légèrement dingue, et de cette voix exceptionnelle sur des albums comme « somme people have reals problems » ou « colour the small one ». Je préfère me souvenir de ce concert intimiste à l’Aeronef de lille où elle débarqua, avec sa dinguerie habituelle, en tenue improbable confectionnée de morceaux de plastiques, de bric à brac récupérés dans un chantier de BTP, celle qui montrait son visage et partageait avec son public.

Ma Sia à moi c’est définitivement celle là :

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Vandaveer « Divid & conquer »

Gros coup de coeur pour ce duo frère-soeur originaire de Washington DC, qui officie dans un folk sans aucun complexe.
Reprenant à la fois des classiques de la folk music, comme leurs propres compositions, on se laisse porter par la voix à la Bob Dylan de Mark et celle, douce et cristalline mais non moins puissante de Rose.
Vus en concert lors d’un de leur (trop) rare passage en France, je ne peux que conseiller Vandaveer sur scène. Un cadre intimiste, une guitare et deux voix, pour un beau moment d’émotion…

Sylvain Esso « Se »

Dès le premier titre Sylvain Esso plante le décor : une pop électro légère, virevoltante et tribale.
Portée par la voix douce et sensuelle de la chanteuse d’Amélia Meath, ses chansons mettent en scène des doublages de voix comme une joyeuse bagarre entre le chant et le synthé, rappelant « Camille » à des débuts ou encore « Au Revoir Simone »

The Acid « Liminal »

A suivre, ce groupe apparût discrètement dans une permier temps sur la plateforme Souncloud.La voix plutôt robotique est celle de l’australien « RyX ».
Il est accompagné de Steve Nalepa et d’Adam Freeland. Le premier a travaillée sur les derniers albums de Drake et The Weekend, tandis que le second ne cache pas son attirance pour le breakbeat.
Une bonne recette pour créer l’alchimie qui suit, une électro planante teintée de nu-soul, beats slow house…

Tv on the radio « seeds »

TVOTR signe un album renaissance après la perte tragique d’un des membres du groupe en 2011. Plus pop que jamais, « Seeds » propose des titres plus dépouillés et spontanés.
Fini les expérimentations sonores, le groupe donne l’impression d’en avoir fait le tour dans ses précédents albums. Cet album est donc certes, plus consensuel, mais il semble vouloir inscrire les TVOTR dans la lignée des groupes à connaître !

The Districts

Produit sur l’imposant label « Fat Possum » (qui produit surtout du blues) voici une belle découverte avec le groupe « The Districts ».
Un album cinq titres et une popularité en premier lieu virtuelle, ce quatuor de jeunes américains (20 ans en moyenne) propose des rock-songs exaltées et séduisantes.
Vogant entre américana assumé, guitare grunge, et des textes volontairement romantiques, on est surpris par l’étonnante mâturité qui s’en dégage. Beau coup d’essai pour ce groupe à suivre !

Thomas Schoeffler Jr « Daddy’s not going home »

Ce one man band strasbourgeois clairement influencé par la country de Johnny Cash ou le folk de Bob Dylan, s’est inventé un blues rocailleux, urbain et détonnant !
Tantôt électrique, tantôt acoustique, écouter Thomas Schoeffler Jr c’est avant tout un voyage vers les racines historiques de cette musique exécuté avec brio ! On en oublierai presque qu’il est seul…

Curtis Harding « Soul power »

Entre soul et rock’n’roll, voici un premier opus qui s’approche du coup de maître. Digne héritier de James Brown et Sam Cooke .

Sa soul rétro est plus frénétique qu’extatique, montée sur un rythme bouillonnant et traversée de gimmicks aussi simples que jouissifs !

Julia Holter « have you wilderness »

Julia Holter est l’auteur de trois album fascinants.. Pièces musicales à part entière, une pop mutante, sublimée par une voix haut perchée, rappelant la beauté du timbre de Kate bush ou les étrangetés mélodiques de Laurie Anderson.
Après avoir étudié à la CalArts aux côtés d’ Ariel Pink et Nite Jewel, elle fait ses premières armes musicales autour du field recording et mixtape en tout genre.
Elle compose une musique aux reflets DIY dont les mélodies éthérées révèlent néanmoins une éducation classique. Aux commandes d’un projet qui mêle vidéo, musique, et littérature, férue de philosophie grecque ancienne, ou du cinéma d’Alain Resnais, la musique de Julia Holter nous plonge dans une atmosphère poétique unique, un voyage des sens qu’elle s’amuse à troubler, brouillant les repères de ses auditeurs.

Nathaniel Rateliff & the Night Sweats

Osant une country-soul enlevée, Nathaniel Rateliff se classe directement dans le clan des bons albums qui font du « neuf avec du vieux ».
On parle ici de soul à la James Brown, de chansons enjouées à siffloter sur les « docks of the bay » ou de gospels enivrants façon « O Brother ».
Le tout fonctionne très bien, point de « copie de », juste de l’inspiration assumée pour le plus grand plaisir de nos oreilles.